Et si ce n'était pas de la faim ? Comprendre le manger émotionnel en ce début d’année.
La rentrée de janvier apporte souvent son lot de paradoxes : nous voulons "mieux manger", mais le stress de la reprise et la fatigue hivernale nous poussent irrémédiablement vers le placard à biscuits dès 17h.
Et si, au lieu de culpabiliser, nous cherchions à comprendre ce qui se joue ?
La nourriture : ce doudou pour adulte
En tant que diététicienne-nutritionniste formée aux thérapies comportementales (TCC et ACT), j'observe que manger est rarement une question de calories, mais souvent une question de régulation.
Le stress du bureau, le manque de lumière ou la fatigue accumulée créent un inconfort intérieur. Manger (souvent des aliments gras ou sucrés) procure un apaisement immédiat. C'est un mécanisme de survie que notre cerveau utilise pour nous protéger d'une émotion trop intense.
Apprendre à identifier le "Vrai" besoin
La clé ne réside pas dans la restriction (qui ne fait qu'augmenter le stress), mais dans l'observation :
La faim physique : Elle arrive progressivement, se ressent dans le ventre et n'importe quel aliment sain pourrait la combler.
La faim émotionnelle : Elle est brutale, se situe "dans la tête", cible un aliment précis et ne s'arrête pas une fois l'estomac plein.
Lorsque vous sentez cette pulsion arriver, posez-vous simplement cette question, avec bienveillance : "De quoi mon corps a-t-il vraiment soif en ce moment ? Est-ce de sucre, ou est-ce de calme, de sommeil, ou de réconfort ?"
Vers une relation apaisée
Mon rôle est de vous aider à décoder ces messages sans jugement. En travaillant sur la psychologie du comportement alimentaire, nous redonnons à la nourriture sa juste place : celle de nous nourrir, et parfois de nous faire plaisir, sans qu'elle soit une source d'angoisse.
Si vous souhaitez explorer votre relation à l'alimentation, je vous accompagne dans mon cabinet à Barr ou en visio.